Bitnami en 2026 : ce que propose le catalogue et comment s'en servir

WordPress, Redmine ou une pile LAMP prête en quelques minutes : c'est la promesse de ce catalogue d'applications empaquetées, aujourd'hui édité par Broadcom. Son offre a changé ; voici ce qu'elle contient et comment l'utiliser dans un lab.

Bitnami empaquette des applications web open source (CMS, wikis, outils de gestion de projet, piles de développement) pour qu'elles s'installent sans configuration manuelle. Sa documentation, aujourd'hui publiée sous copyright Broadcom, présente plusieurs formats : machines virtuelles, conteneurs, charts Helm pour Kubernetes et images pour le cloud. L'idée est toujours la même : l'application, ses dépendances et sa configuration arrivent ensemble.

Ce qui a changé dans l'offre

La documentation met désormais en avant les Secure Images : des images que l'éditeur décrit comme durcies, avec des fonctions de sécurité de la chaîne d'approvisionnement logicielle et la prise en charge de toutes les versions maintenues par les projets amont. Le dépôt officiel des conteneurs sur GitHub précise qu'elles reposent sur Photon Linux, que certaines métadonnées de sécurité sont réservées aux abonnements commerciaux, et que la génération précédente, basée sur Debian, est désormais rangée dans un registre « Legacy » distinct.

Concrètement, un tutoriel ancien qui tire une image du catalogue public par son nom historique peut ne plus fonctionner comme prévu. Avant de bâtir un lab dessus, vérifiez dans la documentation actuelle où se trouve l'image voulue et sous quelles conditions elle est distribuée. Ces conditions relèvent de Broadcom et peuvent encore évoluer : elles ne sont pas reproduites ici.

FormatContenuUsage typique
Machine virtuelleLinux minimal + application installée et configuréelab sur poste de travail, démonstration
Conteneurimage de l'applicationdéveloppement, composition avec d'autres services
Chart Helmdéploiement Kubernetescluster de test ou de production

Quand l'utiliser, et quand l'éviter

Ces paquets conviennent quand l'objectif est l'application elle-même : tester un CMS, montrer un outil à une équipe, disposer d'un service de démonstration en quelques minutes. Ils conviennent moins quand l'objectif est d'apprendre à installer le service : tout est déjà fait, dans une arborescence propre au paquet, différente de celle d'une installation par la distribution. Pour un exercice de BTS SIO ou de TSSR, une installation manuelle sur une VM Linux apprend davantage.

Lancer une machine virtuelle

La documentation décrit une machine virtuelle de ce catalogue comme une appliance : un Linux minimal et l'application entièrement installée et configurée, à démarrer dans VMware Workstation ou VirtualBox. Elle reste isolée des logiciels de votre poste.

  1. Téléchargez l'appliance au format .ova. Le lien de la documentation renvoie vers la VMware Marketplace, où il faut se connecter, choisir la version, s'abonner et accepter les conditions.
  2. Importez le fichier .ova dans votre hyperviseur. Dans VirtualBox, c'est l'import d'appliance ; si l'outil n'est pas encore en place, voyez l'installation de VirtualBox sous Linux.
  3. Démarrez la VM. La console affiche, au-dessus de l'invite de connexion, les identifiants de l'application et l'adresse IP de la machine. Notez-les.
  4. Ouvrez cette adresse dans un navigateur depuis votre poste.

Pour une appliance distribuée par la Marketplace, la documentation indique que le nom d'utilisateur par défaut de l'application est user et que le mot de passe est généré aléatoirement. Il n'y a donc pas de mot de passe universel à chercher : lisez celui de votre instance sur la console.

Placez la VM sur un réseau isolé du lab, prenez un instantané avant toute modification, et ne l'exposez pas telle quelle sur Internet.

Les commandes à connaître

Une fois connecté en SSH ou sur la console, tout se trouve sous /opt/bitnami : un répertoire par serveur (apache/, mysql/…), par langage (php/…) et par application. La configuration d'Apache est dans /opt/bitnami/apache/conf/.

Chaque pile fournit un script de contrôle des services, que la documentation présente ainsi :

sudo /opt/bitnami/ctlscript.sh status
sudo /opt/bitnami/ctlscript.sh restart apache
sudo /opt/bitnami/ctlscript.sh stop
sudo /opt/bitnami/ctlscript.sh start

La première commande affiche l'état des services, la deuxième ne redémarre qu'Apache, les deux dernières arrêtent puis démarrent l'ensemble.

Les limites

Pour des conteneurs sur votre poste, Docker Desktop sous Windows est le point de départ ; pour héberger VM et conteneurs sur un serveur de lab, voyez l'installation de Proxmox VE. Les autres guides de virtualisation sont dans la rubrique Pixelabs consacrée aux machines virtuelles.

Questions fréquentes

Qu'est-ce que Bitnami ?

Un catalogue d'applications open source empaquetées, édité aujourd'hui par Broadcom, sous forme de machines virtuelles, de conteneurs et de charts Helm. Chaque paquet contient l'application, ses dépendances et sa configuration.

Quels sont les identifiants d'une machine virtuelle du catalogue ?

Ils sont affichés sur la console de la VM, au-dessus de l'invite de connexion. Pour les appliances de la VMware Marketplace, l'utilisateur par défaut est user et le mot de passe est généré aléatoirement pour chaque instance.

Où sont installés les fichiers de l'application ?

Sous /opt/bitnami, avec un sous-répertoire par serveur, langage et application. La configuration du serveur web Apache se trouve dans /opt/bitnami/apache/conf/.

Les anciennes images de conteneurs sont-elles toujours disponibles ?

Le dépôt officiel des conteneurs indique que la génération précédente, basée sur Debian, est rangée dans un registre Legacy distinct, et met en avant les Secure Images. Vérifiez l'emplacement et les conditions de chaque image avant de l'utiliser.

Comment redémarrer les services d'une pile ?

Avec le script de contrôle : sudo /opt/bitnami/ctlscript.sh restart pour tous les services, ou en ajoutant le nom du service, par exemple apache, pour n'en redémarrer qu'un.